教師資料查詢 | 類別: 會議論文 | 教師: 鄭安群 JENG AN-CHYUN (瀏覽個人網頁)

標題:L'apport des langues étrangères: le cas de quelques écrivains du début du dix-neuvième siècle
學年105
學期1
發表日期2016/12/08
作品名稱L'apport des langues étrangères: le cas de quelques écrivains du début du dix-neuvième siècle
作品名稱(其他語言)外語的學習和影響﹕三位19世紀法國作家的例子
著者鄭安群
作品所屬單位
出版者
會議名稱淡江大學第四屆姐妹校國際研討會 -當代之文化傳遞語言與文學
會議地點淡江大學驚聲國際會議廳
摘要Malgré le fléchissement de sa puissance lors de la chute de l’Empire napoléonien, la France retrouva rapidement sa position hégémonique en Europe et sa fierté après le retour des rois. On se rappelle le mauvais accueil que les Parisiens réservèrent aux pièces de Shakespeare, présentées en 1823 par une troupe anglaise. Même si la vogue romantique mettait l’exotisme à la mode, peu d’auteurs français s’intéressaient vraiment à la culture des étrangers et à leurs langues. C’est au moment où la culture française rayonnait d’un éclat irrésistible que Stendhal et Mérimée faisaient figures d’exception. Le deuxième, doué en langues, maîtrisait non seulement l’espagnol, mais étudiait aussi une dizaine de langues rares, telles la langue gitane, le russe, le lithuanien et les langues balkaniques, tandis que le premier s’adonnait à l’italien et l’anglais. L’influence de ces langues est perceptible dans leurs œuvres, non seulement au niveau du coloris imaginaire – Carmen doit son succès à la connaissance approfondie de l’espagnol et de la langue bohémienne, Lokis à celle du russe lithuanien, La Chartreuse de Parme à celle de l’italien –, mais aussi au niveau de la pensée, teintée elle aussi de la mentalité de ces zones linguistiques. Comme la plupart des langues auxquelles ils s’intéressaient étaient celles des pays du Sud, tous deux développèrent une esthétique plus ensoleillée, différente de l’atmosphère brumeuse du Nord. D’un côté, ils combattaient la mièvrerie du classicisme académique, de l’autre, ils prônaient un « romanticisme » (mot italien francisé par Stendhal en 1823), dont l’énergie et la violence marquaient la différence avec le romantisme défendu par Hugo. Selon Humboldt, chaque langue véhicule sa propre vision du monde. L’acquisition d’une langue, qui ne se fera pas sans affecter la langue souche, non seulement rend la communication plus facile mais permet aussi l’accès à une autre mentalité. A l’ère des échanges culturels, mieux que le tourisme, l’intérêt réel porté aux langues d’autrui témoigne autant de notre ouverture d’esprit que de notre volonté d’être en rupture avec l’esprit de clocher.
關鍵字bilinguisme;plurilinguisme;Stendhal;Merimee;Flaubert
語言法文
收錄於
會議性質國際
校內研討會地點淡水校園
研討會時間20161208~20161209
通訊作者
國別中華民國
公開徵稿
出版型式
出處研討會論文集頁37-60
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